Bonjour !
Comme vous le savez probablement, les JO approchent à grands pas ! Du coup, je vous ai concocté une série d’articles pour vous aider à comprendre les combats de taekwondo qui se dérouleront à cette occasion (et dans toutes les autres compétitions également !). Que vous vous intéressiez uniquement aux JO, que vous prépariez votre passage de grade ou que vous soyez arbitre vous-même, j’espère que cela vous sera utile.
Les informations que je vous présente dans cette série d’articles sont issues de ma formation continue en tant qu’arbitre de ligue ainsi que des rréglements officiels de la WT et de la FFTDA. Attention, je n’aborde pas les particularités des compétitions autres que les JO et les catégories Juniors/Séniors.
C’est parti, pour la cinquième partie avec le déroulement d’un combat ! Pour ceux qui n’ont pas lu l’article précédent sur les différentes façon de marquer des points, vous pouvez commencer par aller le lire.
Déroulement d’un combat
Un combat se déroule en 3 rounds séparés par un temps de repos. La durée des rounds est de 2 minutes celle des temps de repos de 1 minute. Pour visualiser les gestuelles associées à chaque instruction de l’arbitre, vous pouvez vous référer au manuel de la WTF.
Premier round
C’est le round qui contient les préliminaires. Ces étapes ne seront pas répétées au début des rounds suivants :
- Avant de lancer le premier round, l’arbitre donne les cartons de vidéo replay à chaque coach.
- Il appelle ensuite les combattants sur l’aire et vérifie qu’ils ont bien leurs protections.
- Ensuite, il fait procéder à un test du matériel pour vérifier qu’il n’y a pas de problèmes de connexion ou de capteurs.
- Enfin, il fait se saluer les combattants puis leur fait mettre le casque.
Vient ensuite le véritable lancement du combat. L’arbitre demande aux combattants de se mettre en garde avec l’instruction « jumbi » avant de lancer les combat avec l’instruction « shijak ».
La fin du round est signalée par le mot « keuman » à la suite duquel l’arbitre renvoie les combattants vers leur coachs pour la minute de repos.
Deuxième round
Quelques secondes avant la fin de la minute de repos, l’arbitre rappelle les combattants sur l’aire. Au moment où la minute de repos se termine, il relance le combat avec les instructions « jumbi » puis « shijak ».
La fin du round est signalée par le mot « keuman » à la suite duquel l’arbitre renvoie les combattants vers leur coachs pour la minute de repos.
Troisième round
Quelques secondes avant la fin de la minute de repos, l’arbitre rappelle les combattants sur l’aire. Au moment où la minute de repos se termine, il relance le combat avec les instructions « jumbi » puis « shijak ».
La fin du round est signalée par le mot « keuman » à la suite duquel l’arbitre désigne immédiatement le vainqueur, sauf en cas d’égalité. Dans ce cas, un quatrième round, le point en or est lancé après 1 minute de repos.
Le point en or
Ce round est lancé comme les autres mais le nombre de points est remis à 0. Le premier combattant à marquer deux points est déclaré gagnant, dans la limite d’une minute de combat. Si au bout d’une minute, aucun des combattant n’a marqué deux points, un chaîne de décision pour départager le vainqueur se met en place. Elle continue tant que les critères ne sont pas rencontrés :
- le combattant qui a marqué un point via un coup de poing. Si les deux ont marqué un coup de poing, on passe à l’étape suivante.
- celui qui a touché son adversaire le plus de fois (même sans marquer)
- puis celui qui a gagné le plus de rounds pendant les 3 premiers rounds
- suivi de celui qui a reçu le moins de sanctions
- Si à la fin de cette chaîne, le vainqueur n’est toujours pas désignée (ce qui arrive très rarement), l’arbitre central et les juges désignent chacun celui qu’ils considèrent comme vainqueur (qualité du combat, techniques…) et celui qui reçoit le plus de vote est désigné vainqueur. Cette procédure exceptionnelle est appelée « Woo se girok « .
L’arrêt du combat au milieu d’un roud
Vous verrez très régulièrement l’arbitre arrêter le combat au milieu d’un round avec l’instruction « Kalyeo ». Cela lui permet de mettre les sanctions en cas d’action non autorisée, de demande de vidéo replay,…
Lorsque la situation ayant entrainé l’arrêt du combat, l’arbitre le relance alors avec l’instruction « Kyeso ».
Vainqueur avant la fin des 3 rounds
Il est possible que le combat s’arrête avant la fin du 3° round, de plusieurs façons :
- Si l’écart de points à la fin du 2° round (ou à tout moment du 3° round) atteint 20 points ou plus. Le combattant menant l’écart est alors déclaré vainqueur par supériorité. Il est en effet considéré que le combattant mené est en danger car l’écart de niveau entre les combattants est trop élevé. Ce cas arrive très rarement aux JOs.
- Si l’un des combattants est KO. Si le KO a été mis avec une technique autorisée, c’est celui qui frappé qui gagne. Dans le cas contraire, c’est celui qui est KO qui gagne.
- Si l’un des combattants reçoit 10 pénalités, il est disqualifié et l’adversaire déclaré vainqueur.
varie selon les catégories. Le vainqueur est celui ayant marqué le plus de points à l’issue des trois rounds ou ayant mis KO son adversaire avec une technique autorisée. En cas d’égalité, un quatrième round, le point en or, est lancé. Dans ce cas, le score est remis à 0 et le premier à marquer 2 points est déclaré vainqueur. Le combat peut être terminé dès la fin du deuxième round ou au cours du troisième round, lorsque l’écart de points atteint 20 points. Ou bien lorsque l’un des combattants reçoit 10 pénalités (Gam-jeom), celui-ci est alors disqualifié
Voilà pour le sujet du jour. Vous pouvez maintenant suivre tous les combat. Dans le prochain article, je vous emmènerai découvrir la lecture de l’écran et le vidéo replay !
A bientôt pour la suite de l’aventure !

[…] et le vidéo replay ! Pour ceux qui n’ont pas lu l’article précédent sur le déroulement d’un combat, vous pouvez commencer par aller le […]
[…] jour, vous avez maintenant les bases. Dans le prochain article, je vous emmènerai découvrir les différentes phases d’un combat […]